Chronique sur un préquel de Hunger Games

La balade du serpent et de l’oiseau chanteur, le nouveau préquel de Hunger Games


En tant que fan fervente de la saga Hunger Games, autant vous dire que je me suis jetée sur le tout dernier livre de Suzanne Collins et ce, dés sa sortie ! Je vous laisse maintenant découvrir mon avis, près de deux ans plus tard…

Note : 4 sur 5.

La découverte du « méchant » de Hunger Games…

Dans cette toute dernière publication de Suzanne Collins, nous rentrons en fait dans l’esprit machiavélique de Snow, dictateur et président officiel de la saga originale.

C’était un concept assez intrigant ; comprendre les racines d’un être aussi cruel, et intelligent, aussi.

Et je dois dire que Suzanne Collins a parfaitement relevé ce défi. En fait, au début du récit, on s’attache à ce personnage et on oublie peu à peu les atrocités qu’il est promis à commettre. D’ailleurs, c’est dur de le projeter dans l’avenir, tant il est banal et… attachant.

Le fil du livre est tellement bien mené que, lorsque Snow bascule dans la folie, on le suit allègrement. En fait, on ne réalise pas que la noirceur l’a complètement perverti. On va même jusqu’à comprendre ses actes, bien que complètement irresponsables et impardonnables.

Pour moi, ce passage de la rationalité à la folie marque l’intérêt de l’ouvrage. Cette chute ne dure qu’un chapitre ; néanmoins, c’est un chapitre extrêmement fourni, et puissant. Il est très court, et on peut le lire pleins de fois, avec tout autant d’interprétations.

Un préquel qui s’éternise…

On touche maintenant au principal inconvénient de cet ouvrage ; je n’ai pas retrouvé la fluidité que j’avais tant apprécié dans les trois premiers livres…

En effet, j’ai souvent trouvé que l’action tardait à venir, que les chapitres étaient plus longs que les autres… Paradoxalement, les fins de chapitres étaient toujours aussi marquantes, de sorte que je faisais mes arrêts lecture au beau milieu de chapitres plutôt qu’au début des uns ou à la fin des autres.

La découverte d’un Capitole naissant

Ce qui est intéressant, pour les fans d’Hunger Games, c’est que ce livre marque le véritable début des Hunger Games. Des Hunger Games maladroits, pas vraiment poussés et qui ne suscitent pas encore l’engouement des Jeux officiels.

Il y a un aspect assez glauque dans ce livre, presque macabre. Mais c’était assez appréciable ; en fait, j’ai aimé la rupture entre les Hunger Games du passé, et leur aspect pervers, et ceux de l’avenir, très sophistiqués et mondains.

Toutefois, j’ai regretté le développement technologique et la « beauté » des derniers Jeux. C’était assez froid, comme monde et univers.

Le personnage de Lucy, l’oiseau chanteur…

L’amante de Snow, sans le moindre spoil, me semble-t-il.

J’ai eu du mal avec Lucy, au début du récit. Effectivement, j’avais du mal avec son caractère, elle me semblait un peu hautaine, un peu trop confiante et imbue d’elle-même. Elle me dérangeait, et je n’aimais pas franchement la manière dont elle se comportait avec son entourage.

Mais j’étais attachée à elle, car elle restait une victime des Jeux. Et puis, j’aimais l’aura qu’elle dégageait ; c’était une chanteuse, à l’origine du célèbre « Hanging Tree« . C’était très intéressant de découvrir les origines des paroles de cette chanson : c’est un des passages que j’ai préféré.

Lucy représente aussi la couleur et la romance de cette histoire. C’était une pointe de douceur que j’ai apprécié, mais qui m’a toujours mise mal à l’aise, je ne sais pas pourquoi…

En conclusion, ce préquel de Hunger Games…

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé l’analyse de la folie et de la perversion de Snow. J’ai trouvé intéressant que Suzanne Collins se réapproprie ce personnage, en le prenant innocent, voire sensible au début de l’histoire, et en le faisant tomber dans la folie au fil des pages, si subtilement qu’on ne voyait pas vraiment cette transformation.

L’évolution de ce personnage caractérise ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre ; j’ai été frustrée, car je n’ai pas retrouvé l’ambiance haletante et bouleversante des premiers tomes. Néanmoins, c’est un livre qu’il faut lire en tant que fan de Hunger Games, malgré les quelques longueurs qui coupent un petit peu l’enthousiasme.

Le trait de génie de Suzanne Collins se retrouve autant dans ce préquel que dans sa saga fondatrice.

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